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PACE Médicis, 16/09/2015

Toi qui est mon destin,
Toi qui m'a recherchée,
Je veux entre tes mains
Me savoir protégée.

Armée de ce stylo, aimant calligraphier,
Je me sens aussitôt un peu moins apeurée.

Pourtant, je me sens seule, et tellement fatiguée...
Y a-t-il donc quelqu'un près de qui me poser?
Quelqu'un qui me fasse rire, et en qui j'ai confiance,
Et puis qui, sans rien dire, comprenne mon silence!

Compter les mois... (15/09/2015)

La douleur sur mes lèvres,
La passion dans mon coeur,
Le regard d'un orfèvre
Et le souffle, en douceur,

Se mélangent en moi
Pour me faire regretter
Ces mouvements des doigts
Qui me font exister.

Ces émotions qui tourbillonnent
S'exprimaient par ce tuyau.
Mais les essais montrent que je ne suis bonne
Qu'à jouer encore de ce pipeau...
 

Les parents, 15/07/15

Je suis là, et je suis moi.

Pourquoi faudrait-il que je change ?

Je suis là, bien malgré moi,

Je n'ai jamais prétendu être un ange !

 

Jour après jour, ils influencent

Chaque seconde ce que l'on pense

Ils nous ont créés, puis élevés

Dans ce qu'ils croyaient un cocon parfait.

 

Et puis on souffre, on se rebelle !

On ne veut plus atteindre ce ciel !

On le voit noir, on le voit dur,

Alors que nous, on rêve d'azur !

 

Il faut bien se séparer un jour

Devenir adulte, on est faits pour !

Est-ce possible sans les détruire ?

Est-ce possible sans les maudire ?

 

Je sais qu'ils ont fait de leur mieux,

Et je sais qu'ils ne sont pas des dieux,

Mais je dois tout réapprendre

Sur le tas de cendres

De cette éducation que j'ai brûlée

Pour, d'un sol fertile, me créer.

 

En tant qu'enfant, apprendre est jeu

On s'amuse, sans penser à demain

En tant qu'adulte, c'est un enjeu

Qui fait souffrir, même si c'est bien.

 

Je voudrais devenir moi-même

Sans me changer, briser de chaînes

Je voudrais être celle dont ils rêvent

Et en même temps, je veux qu'ils crèvent...

Les sanglots, 31/05/2015

Chose promie, chose due: voici un poème récent puisqu'il date de ce matin-même (ça me fera pardonner d'avoir abandonné le site pendant un temps)

Lentement je les sens, de leur poids, remonter
Obstruant et serrant chaque pas de leur voie
Jour de plus où, voilà, je me sens acculée
Comme si à jamais il revient, ce combat.

Le tic tac lancinant de l'horloge est bien là
Concentrée, je respire et calme mes effrois
Aussitôt, ce tic tac, apaisant mais sournois,
Devient le nouveau son qui me rend folle en moi.

J'espère chaque jour voir cet affront cesser
Bien que ce soit celui qui me fasse exister
Je crois tant au bonheur, oui, je le vois passer
Puis il file en riant quand je l'ai attrapé.

Les commentaires sont toujours les bienvenus (si jamais quelqu'un lit ce site! ^^)

commentaires

Vous avez peut-être remarqué que maintenant on peut ajouter des commentaires, comme je suis pas très douée j'espère que ça marche vraiment!

N'hésitez pas à m'en laisser du coup, histoire que je sache si c'est le cas! Clin d'œil

Dans tous les cas, je m'excuse si je mélange des poèmes plus anciens avec des récents, mais j'essaie de regrouper tous ceux qui traînent chez moi ou sur le net au même endroit. Un jour ce sera fait, et je ne vous posterai que des récents! :D

A bientôt,

Léonie

Souvenirs... (12/02/2015)

Il était une époque où je ne composais
Que des alexandrins, aux pieds si réguliers.
Le destin fait que je retrouve désormais,
Me noyant tout en moi, ces tourments familiers...

Quel autre choix ai-je que de replonger
Dans la douce marée de ce rythme apaisant?
Ballottée en tous sens par ce vent enragé,
Je prie pour que ma plume me soulage un instant...

Je revois tous ces rêves faits étant enfant:
Noyée par cette écume, et hantée de fantômes,
Les vagues me submergent, le courant m'emportant!
Je les connais si bien... Encore ces symptômes...

Je sais que, peu de temps, et bientôt je replonge
Dans cet enfer vivant, ce gouffre si profond
Qui fait que plus jamais, même dans les beaux songes,
Je n'entendrai vos voix, étouffant tous ces sons...

Si maman si... (23/01/2015)

J'ai ce souvenir qui me hante,
De ce chant entonné par ta voix lente:
"Si maman si", j'entends encore,
Et ton sourire, avant qu'il s'évapore...
Alors, es-tu heureuse enfin?
Cet éloignement t'a-t-il fait du bien?
Je me sens si seule là-bas!
C'était peu, mais au moins tu étais là...
Je t'avais avertie, pourtant:
Pour un(e) ami(e), je ne fais pas semblant!
Toujours, je sens de l'affection,
Le montre peu, mais brûle de passion,
Et quand il part, je me sens seule,
Mais après tout tant pis pour ma gueule!

Je n'ai qu'à dire avant
Ces mots que je ressens!
Mais tu aurais fui, n'est-ce pas?
Quelle amie ressent ces choses-là?
Allez, prends soin de toi...

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Petit hommage à un grand

Cette musique que j'écoute
Réveille en moi les mêmes frissons
Elle fait renaître mes doutes
Mais les dilue dans la passion.

Qui est cet homme qui a su
A chacune de ses mélodies
Atteindre mon coeur, mis à nu,
Et m'élever à l'infini?

Sache qu'à jamais tu resteras
Le compositeur de ma vie.
Si ton travail s'arrête là,
aucune chance que je l'oublie!

A chaque petit souvenir
J'associe une de tes chansons
Chaque larme ou chaque sourire
Résonne dans tes créations.

Le seul regret que tu me causes
Est de ne pas voir tes concerts
Tu n'y peux rien si tu es loin
Ton talent traverse les frontières!

Quoiqu'il en soit, merci pour tout
Mélancolie ou bien fou rire,
Ton monde est parmi ceux si doux
Qu'on ne se lasse pas de l'ouïr.

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Fantasme (02/12/2014)

Pourquoi ne puis-je m'empêcher
De sans cesse m'imaginer
Une vie qui n'est pas la mienne?
Je prie pour que tu me retiennes!
Sans cesse je perds le courage...
Tout va très bien dans mon naufrage,
J'aime ma vie et sa routine
Malgré la douleur assassine.
Je prie pour que tout ça perdure
En même temps que je m'emmure
Dans les complaintes et mon malheur...
La fatigue est seule cause de ces pleurs!

Comment alors garder ses forces,
Prisonnière de cet épuisement?
Commençons: la première entorse
A ce futile règlement
Sera d'aller vaincre ces peurs,
D'avancer droit et sans semblants
Et de leur dire franchement
Ce qui me pèse sur le coeur.

Les noyés (novembre 2014)

Partout où je regarde je vois de la souffrance:
Ces traits sur ton poignet, ou elle et ses nausées...
Le monde est si pourri que vous n'êtes plus cachés!
Vous pouvez leur montrer votre âme en abondance!

Et pourtant ils s'en foutent, ils continuent leur vie.
Ils nous regardent de haut, avec leur arrogance.
A qui viendrait l'idée de porter assistance
A ces gens anormaux, du moins inaccomplis?

Nous vivons dans un monde où se battre est la loi
Et où ceux qui sont faibles n'auront point d'accalmie.
Ils peuvent bien crier quand ils sont aux abois,
Ce serait être faible que d'écouter ces cris
(du moins, c'est ce qu'on dit...)

Il est si difficile de nager en surface!
Qui voudrait vous sauver si c'est pour boire la tasse?

Arrêt (novembre 2014)

Et me voici encore secouée de ces pleurs...
De nouveau, je subis, solitaire, le malheur...
Voici venue l'époque où je veux tout secouer,
Et, rampant sur le sol, voir quels fruits sont tombés.

Je sais comment agir! Un: changer de maison,
Voilà que c'est en cours. Deux: changer de profession.
Dans l'état où je suis, il est hors de question
De rester davantage seule à la maison.

Déjà je n'en peux plus de ces "vacances" forcées!
Je m'en fous d'avoir mal: laissez-moi travailler!
Je ne sais pas pourquoi je ne crois plus en rien...

Moi qui étais toujours fermement convaincue
Qu'au fond, nous sommes tous bons... Moi qui l'ai toujours su,
Je dois accepter qu'au final il n'en est rien...

Echos d'antan (09/04/2014)

Je vois le passé défiler devant moi,
Je vois ce vieux couple et ce chien d'autrefois,
Je vois les sourires soudain disparaître
Tandis que les cris et les larmes vont naître...

Comment mes souvenirs peuvent-ils
Résonner de cette joie puérile ?
Je vois tout ce bonheur du passé
Sous mes yeux, jour à jour, s'émietter...

Tout est parfait, maintenant,
Je suis heureuse chaque jour,
Les échos brisés d'antan
Me semblent pourtant bien lourds...

Futur (03/2014)

C’est avec toi que je veux vivre
Soigner le lieu où tu séjournes,
Être ta joie, te rendre ivre,
Peu importe si le vent tourne.

Être la mère de tes enfants,
Pouvoir faire naître ton sourire
Même si tu es impatient,
Tu resteras, je peux le dire.

Pourtant souvent, je suis si gauche,
Je fais toujours les mêmes erreurs
Je ne veux pas vraiment qu’on m’embauche
Ne serait-ce pas pire, après, comme peur ?

Je t’aime plus que tu ne peux le croire.
Je veux être là, à tes côtés
Je ne fais que te décevoir
Mais sauras-tu me pardonner ?

Je sais bien que je te déçois
Mais j’y arriverai, j’y crois
Sois juste encore un peu patient
Je ferai bien tourner le vent…

Même si je trébuche, je tombe
Même si tu ne crois plus en moi,
Je ne veux pas être ton ombre
Je saurai faire renaître ma foi.

S’il-te-plaît, reste encore un peu
A mes côtés. Je te fais mal,
Mais je ne peux te dire adieu
Sans une douleur abyssale.

J’y parviendrai, c’est une promesse
Je sais, c’est lent, et tu te lasse,
Mais je ne veux plus que je te blesse
Alors je vaincrai cette angoisse!

Armistice (11/11/2013)

titre alternatif: solitude

A l'approche de ta mort me hantent les souvenirs.
Même si tant commémorent, difficile est le sourire.
Je me sens un peu absente, perdue dans ces souvenirs.
Je veux qu'encore, tu me hantes. Non, tu ne dois pas partir!

Cette humeur triste m'importune, j'essaie alors de t'oublier.
J'essaie de ne pas rester qu'une. Pourtant, je porte ton béret...
Et alors que je veux voir ces amis dont tu serais fier,
Je ne vois que désespoir: ils sont sourds à mes prières...

Bien sûr, chacun vit sa vie. Peut-être n'ont-ils pas vu
Mon message et sont-ils pris un peu trop au dépourvu...
Je les vois dedans ma tête, souriant entre eux et heureux.
Je ne peux faire disparaître la jalousie de mes yeux!

Alors même que j'apprends pourquoi si seule je suis
Je m'en prends à ces absents pour libérer ma furie...
Ils n'y sont pourtant pour rien, mais parfois j'ai l'impression
Qu'ignorants à mon chagrin, ils prient ma disparition...

Aven (23/10/2013)

Retrouvée parmi eux,
je trouve enfin un sens.
J'ai compris que je veux
ma propre appartenance.
Et si ce n'est pas vrai?
si ils sont différents?
Et bien pas de rejet!
eux sont plus tolérants...
Ils savent ce que c'est
de ne jamais savoir
Si oui ou non on n'est
qu'un phénomène de foire...

Pathologique? (17/10/2013)


Parfois je me sens seule au milieu de ce monde,
Je cours, je crie, j'avance, avant que je ne tombe
Soudain, de vous voir tous si différents de moi,
Je ne peux, je trébuche, et je suis en émoi...

Faut-il alors vraiment éprouver ce désir?
Inexorablement? Pouvoir ainsi en rire?
Et si moi je ne peux, j'en ressens du dégoût,
Pourquoi serait-ce moi et non pas vous les fous?

Même si lui l'accepte, que nous sommes heureux,
L'apparence est parfaite, nous faisons des envieux...
Il n'empêche qu'en moi, au plus profond, j'en pleure...

Et tous ces tourbillons, ces questions sans réponse,
Et toutes ces couleurs qui peu à peu se foncent,
Vont-elles me plonger bientôt dans le malheur?

Désespoir (2008)

Chaque jour, un peu plus, je m'enfonce dans le noir,
Sentant chaque seconde disparaître l'espoir.
Sans pouvoir rien y faire, je perds mes accroches,
Moi, victime impuissante de l'érosion des roches.

Plus rien pour soutenir, juste la peur, l'effroi,
Qui, peu à peu, pervers, grignotent toute joie.
Je sais, je dois lutter, mais où trouver la force,
Quand tout effort est vain, car je le désamorce?

Personne sur qui compter, à part peut-être Laura,
Mais pourquoi, si elle va tout aussi mal que moi?
Je ne veux pas la perdre, encore moins lui faire mal,
Mais je me sens si frêle, brisée comme un cristal...

Si quelqu'un était là pour me tenir la main,
Quelqu'un en qui je crois pour montrer le chemin...
Mais personne n'est là pour accomplir la tâche,
Et moi, je fuis sans cesse, toujours un peu plus lâche...

Arriverai-je un jour à affronter ma peur?
A enfin accepter, et sans finir en pleurs?
J'en ai assez de devoir dépendre des autres...
D'ici peu je devrai ne plus être des vôtres.

Pour Raymond...

Je suis en pleine tourmente
Ils tombent comme des mouches
Je ne trouve de détente
Dans le chagrin qui me touche...

Pourquoi se lever le matin,
Courir sans but, errer sans fin?
Ils partent tous, je les envie
Je leur fais mal, ils me supplient...

Nous sommes tous inquiets pour eux
Jusqu'à quand la malédiction?
Mais si c'est nous, les malheureux,
Quelqu'un y a-t-il fait attention?

Je me détruis jour après jour,
Je les entoure de mon amour,
On me répond par de la haine,
Des reproches et d'autres migraines...

Bientôt, c'est moi qui partirai
Je m'accroche tout en le sentant
Je vais tomber ou m'envoler
Mais je ne pourrai plus faire semblant...

2012

Je hais ces gens, je me sens seule

Leur compagnie m'anéantit...

Jouer avec un épagneul

Me semble être un dernier sursis...

J'ai essayé de les sauver,

D'abord Pauline, puis Natacha,

Je les ai vues se suicider

Et d'elles, rien ne me resta.

Je ne sais pas pourquoi manger!

Je suis si seule, même en leur sein...

Je ne sais pourquoi exister.

De mes envies, je ne sais rien...

Et un second pour la route:

Sans cesse je me dois d'écrire

Sinon me rongent mes pensées.

Si je risque de me détruire,

Il n'en faut pas moins oublier.

Oublier qui? Oublier quoi?

Je ne sais guère et peu me chaut!

Je sais que j'ai perdu la foi

Et que je rêve d'échafaud...

Ils se croient drôles, eux qui m'entourent,

Alors qu'ils volent de mon temps!

J'ai davantage besoin d'amour

Que d'hypocrisie d'agrément!

Je préfère vous préciser que malgré ce que ces poèmes font croire, je ne suis pas complètement dépressive ou suicidaire hein! Déjà, pour le moment je fais du rangement et publie des écrits d'il y a quelques années (bientôt je vous en mettrai des "neufs" sous la dent, rassurez-vous), mais même sans ça, j'ai tendance à toujours écrire le plus noir pour "l'exorciser" et qu'il ne reste que ma bonne humeur au quotidien.

Un peu de musique... (2)

Allez, un peu de musique pour égayer tous ces poèmes... tout en restant dans mon humeur du jour.

Et une seconde, là encore d'un genre complètement différent (Anna Tsuchiya, interprète de Nana dans l'anime, pour ceux qui connaissent), mais aux paroles tellement vraies:

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